Beni : la SOPROCOPIV donne de l’espoir à des jeunes désœuvrés

Dans l’entrepôt de la SOPROCOPIV à Beni, ils sont une dizaine de jeunes à passer leurs journées entre les sacs de cacao. Ils chargent, déchargent, rangent, déplacent… bref, ils accomplissent tous les travaux nécessaires avec une rigueur admirable. Ces jeunes manutentionnaires, autrefois sans repères, ont trouvé dans cette coopérative un cadre de travail structurant et porteur de sens.

Leur organisation repose sur le rendement : chacun sait que son engagement est la clé de sa rémunération. Et ce n’est pas un hasard si plusieurs d’entre eux commencent à se construire une vie stable. Contrairement à d’autres jeunes de leur génération, attirés par l’argent facile, enrôlés dans des groupes armés ou plongés dans la délinquance, ceux-ci ont fait un choix courageux : celui de gagner leur vie dignement, à la sueur de leur front.

Lokonja Lewani, 24 ans, est l’un de ces jeunes déterminés à bâtir leur avenir autrement. En seulement quatre mois passés à la SOPROCOPIV, il a déjà posé les premières pierres de son autonomie :
« Ce travail m’a vraiment permis d’avancer. Grâce à ce que je gagne ici, j’ai pu acheter des tôles pour commencer la construction de ma maison. C’est bien plus qu’un emploi : c’est une chance de me projeter, de faire des projets concrets. Nous sommes 7 jeunes hommes et 6 mamans à travailler dans l’entrepôt. J’encourage d’autres jeunes à nous rejoindre. Dans le contexte actuel, c’est une véritable opportunité. La vie ne sourit qu’à ceux qui osent et qui travaillent dur. »

À travers des initiatives comme celle-ci, la SOPROCOPIV ne se contente pas de produire et de commercialiser du cacao. Elle transforme des trajectoires de vie. Dans un environnement marqué par l’insécurité et le chômage, elle offre à la jeunesse de Beni un chemin vers l’autonomie, la dignité et l’espoir. Sa devise, « La vie appartient aux courageux », prend ici tout son sens.

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