Nord-Kivu : Le cacao, source de dignité retrouvée grâce à la SOPROCOPIV

Dans une région où la sécurité est fragile et l’agriculture menacée, parler de récolte abondante relève presque du miracle. Pourtant, à Kyanzaba, à une douzaine de kilomètres de la ville de Beni, une lueur d’espoir prend racine parmi les cacaoyers.

La population de cette zone fait preuve d’une résilience admirable. C’est ici que nous avons rencontré Kyakimwa Mbusa Clarisse, mère de sept enfants et cultivatrice de cacao depuis 2022. Grâce à son engagement et à l’encadrement de la SOPROCOPIV (Solidarité pour la Production et la Commercialisation de Produits Industriels et Vivriers), elle possède aujourd’hui un champ de cacao en pleine production.

La SOPROCOPIV : bien plus qu’un accompagnement technique

« La SOPROCOPIV ne se contente pas de nous former », explique Clarisse. « Elle nous apprend les bonnes pratiques agricoles, mais surtout, elle nous achète notre cacao à un prix bien plus juste que les autres sociétés. »

Cette initiative redonne confiance aux agriculteurs et leur permet de vivre dignement de leur travail, même dans un contexte difficile.

Une mère, un pilier familial

Clarisse est fière de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.
« Grâce à ma plantation de cacao, mes enfants étudient dans de bonnes conditions, dans de bonnes universités », confie-t-elle avec émotion. « Je peux assurer leur avenir et nourrir ma famille sans dépendre de personne. »

Des rêves en construction

Mais Clarisse ne s’arrête pas là. Elle voit plus loin.
« J’ai un projet : construire une maison en dur en ville de Butembo. Et je suis sûre que j’y arriverai, grâce à mon travail et à Dieu », dit-elle avec assurance.

Dans une région souvent associée à la peur et à la précarité, des femmes comme Kyakimwa Mbusa Clarisse écrivent une autre réalité : celle du courage, de l’espoir et du progrès. Le cacao n’est pas qu’un fruit, ici c’est un symbole de résistance et de renaissance.

Retour en haut