La Solidarité pour la Production et la Commercialisation des Produits Industriels et Vivriers (SOPROCOPIV) continue d’évoluer positivement, malgré un contexte sécuritaire difficile et les défis liés à la certification, qui touchent de nombreuses entreprises du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Lors d’une interview accordée le 26 mai 2025, Monsieur Patrick Mavoko, Directeur général de la SOPROCOPIV, a confirmé que « tout marche », même si l’organisation reste confrontée à des obstacles majeurs.
Production impactée par l’insécurité
L’insécurité persistante dans certaines zones de production freine l’accès régulier aux champs, ce qui affecte directement les rendements agricoles. « Certains cultivateurs n’ont plus accès à leurs plantations, ce qui a fait baisser le volume global de production », a-t-il expliqué. Néanmoins, la SOPROCOPIV continue d’assurer un accompagnement technique de qualité grâce à ses agronomes sur le terrain, notamment auprès des producteurs de cacao les plus résilients.
Des certifications internationales malgré le retrait des organismes
Concernant les certifications, Monsieur Mavoko a souligné que la SOPROCOPIV est affiliée à plusieurs normes internationales, notamment Fairtrade, Fair for Life, Organic et Rainforest Alliance. Toutefois, un défi majeur est survenu avec le retrait progressif des organismes certificateurs depuis juin 2024, ce qui a plongé de nombreuses entreprises et coopératives agricoles congolaises dans l’incertitude.
Malgré cette situation, la SOPROCOPIV a réussi à obtenir une nouvelle certification biologique en 2025, une avancée qui renforce sa crédibilité sur les marchés internationaux.
« Une certification, c’est une garantie de qualité et de traçabilité pour nos clients. Sans cela, plusieurs producteurs risquent d’être écartés du marché mondial », a-t-il précisé.
Un appel au soutien
Avec 9 636 planteurs encadrés, la SOPROCOPIV continue de valoriser la production congolaise et de placer les paysans au cœur du développement agricole. Son directeur général appelle à un soutien accru des autorités locales et nationales, car selon lui, ce sont les petits producteurs qui restent les véritables piliers de l’agriculture dans la région.
