mai 2025

Nord-Kivu : Le cacao, source de dignité retrouvée grâce à la SOPROCOPIV

Dans une région où la sécurité est fragile et l’agriculture menacée, parler de récolte abondante relève presque du miracle. Pourtant, à Kyanzaba, à une douzaine de kilomètres de la ville de Beni, une lueur d’espoir prend racine parmi les cacaoyers. La population de cette zone fait preuve d’une résilience admirable. C’est ici que nous avons rencontré Kyakimwa Mbusa Clarisse, mère de sept enfants et cultivatrice de cacao depuis 2022. Grâce à son engagement et à l’encadrement de la SOPROCOPIV (Solidarité pour la Production et la Commercialisation de Produits Industriels et Vivriers), elle possède aujourd’hui un champ de cacao en pleine production. La SOPROCOPIV : bien plus qu’un accompagnement technique « La SOPROCOPIV ne se contente pas de nous former », explique Clarisse. « Elle nous apprend les bonnes pratiques agricoles, mais surtout, elle nous achète notre cacao à un prix bien plus juste que les autres sociétés. » Cette initiative redonne confiance aux agriculteurs et leur permet de vivre dignement de leur travail, même dans un contexte difficile. Une mère, un pilier familial Clarisse est fière de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.« Grâce à ma plantation de cacao, mes enfants étudient dans de bonnes conditions, dans de bonnes universités », confie-t-elle avec émotion. « Je peux assurer leur avenir et nourrir ma famille sans dépendre de personne. » Des rêves en construction Mais Clarisse ne s’arrête pas là. Elle voit plus loin.« J’ai un projet : construire une maison en dur en ville de Butembo. Et je suis sûre que j’y arriverai, grâce à mon travail et à Dieu », dit-elle avec assurance. Dans une région souvent associée à la peur et à la précarité, des femmes comme Kyakimwa Mbusa Clarisse écrivent une autre réalité : celle du courage, de l’espoir et du progrès. Le cacao n’est pas qu’un fruit, ici c’est un symbole de résistance et de renaissance.

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Beni : la SOPROCOPIV donne de l’espoir à des jeunes désœuvrés

Dans l’entrepôt de la SOPROCOPIV à Beni, ils sont une dizaine de jeunes à passer leurs journées entre les sacs de cacao. Ils chargent, déchargent, rangent, déplacent… bref, ils accomplissent tous les travaux nécessaires avec une rigueur admirable. Ces jeunes manutentionnaires, autrefois sans repères, ont trouvé dans cette coopérative un cadre de travail structurant et porteur de sens. Leur organisation repose sur le rendement : chacun sait que son engagement est la clé de sa rémunération. Et ce n’est pas un hasard si plusieurs d’entre eux commencent à se construire une vie stable. Contrairement à d’autres jeunes de leur génération, attirés par l’argent facile, enrôlés dans des groupes armés ou plongés dans la délinquance, ceux-ci ont fait un choix courageux : celui de gagner leur vie dignement, à la sueur de leur front. Lokonja Lewani, 24 ans, est l’un de ces jeunes déterminés à bâtir leur avenir autrement. En seulement quatre mois passés à la SOPROCOPIV, il a déjà posé les premières pierres de son autonomie :« Ce travail m’a vraiment permis d’avancer. Grâce à ce que je gagne ici, j’ai pu acheter des tôles pour commencer la construction de ma maison. C’est bien plus qu’un emploi : c’est une chance de me projeter, de faire des projets concrets. Nous sommes 7 jeunes hommes et 6 mamans à travailler dans l’entrepôt. J’encourage d’autres jeunes à nous rejoindre. Dans le contexte actuel, c’est une véritable opportunité. La vie ne sourit qu’à ceux qui osent et qui travaillent dur. » À travers des initiatives comme celle-ci, la SOPROCOPIV ne se contente pas de produire et de commercialiser du cacao. Elle transforme des trajectoires de vie. Dans un environnement marqué par l’insécurité et le chômage, elle offre à la jeunesse de Beni un chemin vers l’autonomie, la dignité et l’espoir. Sa devise, « La vie appartient aux courageux », prend ici tout son sens.

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